Table des matières
- 1 Qu'est-ce qu'un sein tubéreux ?
- 2 Origine et mécanismes : pourquoi les seins se développent-ils en forme tubulaire ?
- 3 Reconnaître un sein tubéreux : les anomalies cliniques caractéristiques
- 4 La classification des seins tubéreux : repère chirurgical de Grolleau
- 5 L'impact psychologique des seins tubéreux
- 6 La consultation préopératoire avec le Dr Médard de Chardon
- 7 Les principes thérapeutiques : objectifs de la chirurgie
-
8 Les techniques chirurgicales pour corriger les seins tubéreux
- 8.1 Libération glandulaire et expansion du pôle inférieur
- 8.2 Augmentation mammaire par prothèses
- 8.3 Lipofilling mammaire : la greffe de graisse autologue
- 8.4 Réduction du diamètre aréolaire : la péri-aréolaire
- 8.5 Lifting mammaire (mastopexie)
- 8.6 Réduction mammaire ciblée
- 8.7 Symétrisation du sein controlatéral
- 9 Déroulement de l'intervention chirurgicale
- 10 Suites opératoires et convalescence
- 11 Résultats attendus : à quoi s'attendre après l'opération ?
- 12 Risques et complications possibles
- 13 Prise en charge par la Sécurité sociale
-
14 Foire aux questions sur les seins tubéreux
- 14.1 À quel âge peut-on opérer des seins tubéreux ?
- 14.2 Pourra-t-on allaiter après une chirurgie des seins tubéreux ?
- 14.3 Les seins tubéreux peuvent-ils s'aggraver avec le temps ?
- 14.4 Faut-il forcément des prothèses mammaires ?
- 14.5 Combien coûte la chirurgie des seins tubéreux ?
- 14.6 Quelle est la durée totale d'éviction sociale ?
- 14.7 Les cicatrices seront-elles visibles ?
- 15 Prendre rendez-vous avec le Dr Médard de Chardon à Cannes
Les seins tubéreux constituent une malformation mammaire congénitale qui se révèle à la puberté, lors du développement de la glande mammaire. Cette anomalie touche entre 1 et 5 % des femmes selon les séries publiées, mais reste largement sous-diagnostiquée car peu connue du grand public. Reconnue comme une véritable malformation par l'Assurance Maladie en France, sa correction chirurgicale relève de la chirurgie plastique reconstructrice et peut bénéficier d'une prise en charge par la Sécurité sociale.
Spécialisé en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique à Cannes, le Dr Victor Médard de Chardon accueille très régulièrement des patientes confrontées à cette anomalie de la forme et du volume des seins. Cette page de référence détaille la définition clinique des seins tubéreux, leurs anomalies caractéristiques, les classifications utilisées en chirurgie plastique, les techniques opératoires modernes ainsi que les modalités pratiques de prise en charge à Cannes.
Qu'est-ce qu'un sein tubéreux ?
Le sein tubéreux, parfois appelé sein tubulaire, est une anomalie congénitale du développement mammaire. Il s'agit d'un trouble de la morphogenèse de la glande mammaire qui apparaît au moment de la puberté, lorsque le sein se développe sous l'effet des hormones. Contrairement à une idée reçue, la patiente ne naît pas avec des seins tubéreux visibles : c'est la croissance pubertaire qui révèle progressivement la malformation, le sein adoptant alors une forme tubulaire allongée plutôt qu'une forme harmonieusement arrondie.
Sur le plan anatomique, on observe une constriction du tissu mammaire à sa base, c'est-à-dire à sa jonction avec le thorax. La glande, mal contenue, a tendance à se développer vers l'avant à travers l'aréole, créant une silhouette caractéristique. Cette malformation s'inscrit dans le grand cadre des asymétries et anomalies mammaires auxquelles la chirurgie plastique apporte des réponses adaptées.
Lorsque les caractéristiques de la malformation sont incomplètes — par exemple en l'absence de hernie aréolaire mais avec une constriction de la base mammaire —, on parle alors de seins « tubéroïdes ». Ces formes frustes représentent un continuum clinique avec les seins tubéreux typiques et nécessitent une analyse morphologique fine pour orienter le traitement chirurgical.
Origine et mécanismes : pourquoi les seins se développent-ils en forme tubulaire ?
L'origine exacte des seins tubéreux n'est pas encore parfaitement élucidée. La théorie la plus largement admise, proposée par Mandrekas puis affinée par les travaux ultérieurs, repose sur la présence d'un anneau fibreux constrictif au niveau du fascia superficialis du sein. Cet anneau, en bridant le développement glandulaire au niveau de la base du sein, empêche la croissance harmonieuse de la glande mammaire dans toutes les directions. Le tissu glandulaire, contraint latéralement et inférieurement, prend alors une direction unique : il pousse vers l'avant, à travers l'aréole, ce qui explique la hernie trans-aréolaire typique de cette malformation.
Sur le plan génétique, aucune transmission familiale claire n'a été démontrée à ce jour. Quelques cas familiaux ont été rapportés, mais la grande majorité des seins tubéreux survient sporadiquement, sans antécédent identifié. Aucun facteur hormonal, alimentaire ou comportemental adoptable par la patiente ne peut être tenu pour responsable : il s'agit d'une malformation, et non d'une conséquence d'un comportement ou d'un mode de vie.
Reconnaître un sein tubéreux : les anomalies cliniques caractéristiques
Le diagnostic des seins tubéreux est avant tout clinique. Il repose sur l'identification de plusieurs anomalies morphologiques, présentes en proportions variables d'une patiente à l'autre. Comprendre ces composantes est essentiel : c'est l'analyse précise de chacune d'elles qui guide la stratégie chirurgicale.
1. L'anomalie de la base mammaire : le signe constant
L'anomalie de la base mammaire est le signe pathognomonique des seins tubéreux : elle est systématiquement présente et constitue le point commun à toutes les formes cliniques. Il s'agit d'un trouble de la répartition du tissu glandulaire sur le thorax. Le volume mammaire, au lieu d'être homogène, est concentré sur la partie inférieure et centrale du sein, le quadrant interne (quadrant supéro-interne en particulier) étant insuffisamment développé.
Cette répartition anormale est responsable d'un aspect caractéristique dit « en S italique » : la ligne du sein, vue de face, dessine une courbe asymétrique avec un creux dans le décolleté interne. Sur le plan thoracique, la base d'implantation du sein est réduite en largeur et en hauteur, ce qui explique la silhouette étroite et projetée vers l'avant des seins tubéreux.
2. La hernie trans-aréolaire : la glande qui passe à travers l'aréole
La hernie trans-aréolaire est l'autre signe très évocateur. Sous la pression du tissu mammaire bridé par l'anneau constrictif, la glande se développe vers l'avant et fait hernie à travers l'aréole. Cette hernie entraîne deux conséquences visibles :
- Un élargissement du diamètre aréolaire, parfois très important (3 à 5 cm et plus), qui peut être source d'inconfort vestimentaire et de gêne psychologique.
- Une protrusion du tissu mammaire derrière l'aréole, qui semble « bombée » ou « gonflée », donnant au sein un aspect tubulaire ou en pointe.
L'aréole apparaît ainsi disproportionnée par rapport au volume mammaire et déformée par la pression du tissu glandulaire sous-jacent.
3. L'asymétrie mammaire : presque toujours présente
L'asymétrie mammaire est très fréquente dans les seins tubéreux. Elle peut prendre plusieurs formes, souvent associées :
- Asymétrie de forme : un sein peut présenter une malformation plus marquée que l'autre, parfois un sein quasi normal et l'autre franchement tubéreux.
- Asymétrie de volume : différence parfois importante de bonnet entre les deux seins, pouvant atteindre une à deux tailles.
- Asymétrie de hauteur des sillons sous-mammaires : le sillon sous-mammaire d'un côté peut être plus haut ou plus bas que celui de l'autre côté, ce qui complique la symétrisation chirurgicale.
- Asymétrie aréolaire : diamètre et position des aréoles différents d'un côté à l'autre.
Pour en savoir plus sur les différents tableaux possibles, vous pouvez consulter notre page dédiée à l'asymétrie mammaire.
4. La position anormalement haute du sillon sous-mammaire
Le sillon sous-mammaire, c'est-à-dire le pli naturel à la base du sein, est fréquemment positionné plus haut que la normale chez les patientes présentant des seins tubéreux. Ce repère anatomique est crucial pour la planification chirurgicale : il conditionne la forme, la projection et l'équilibre visuel du sein. Sa malposition contribue à l'apparence tubulaire et à la sensation que le sein est « accroché trop haut » sur le thorax.
5. L'hypoplasie du pôle inférieur
Le pôle inférieur du sein — la partie située sous l'aréole, entre le mamelon et le sillon sous-mammaire — est typiquement insuffisamment développé. Le tissu glandulaire y est rare, voire absent, ce qui prive le sein de sa rondeur naturelle dans sa partie basse. Cette hypoplasie inférieure est un élément clé pour comprendre la stratégie chirurgicale : c'est cette zone qu'il faudra reconstruire et faire « descendre » pour donner au sein une silhouette harmonieuse.
La classification des seins tubéreux : repère chirurgical de Grolleau
Plusieurs classifications coexistent en chirurgie plastique. La plus utilisée en France et dans la littérature internationale est la classification de Grolleau, qui distingue trois types selon le nombre de quadrants mammaires touchés par l'hypoplasie :
- Type I : hypoplasie limitée au quadrant inféro-interne. Le sein semble « creusé » dans le décolleté, avec un quadrant supéro-interne relativement préservé. Forme la moins déformante.
- Type II : hypoplasie touchant les deux quadrants inférieurs (interne et externe). Le sillon sous-mammaire est typiquement haut situé et l'aréole regarde vers le bas.
- Type III : hypoplasie atteignant les quatre quadrants. C'est la forme la plus sévère : le sein est globalement de petit volume, étroit à sa base, et présente une hernie aréolaire marquée. La silhouette est franchement tubulaire.
Cette classification a un intérêt pratique : elle oriente directement le choix des techniques chirurgicales. Un type I pourra parfois être corrigé par un lipofilling mammaire isolé, tandis qu'un type III nécessitera presque toujours une combinaison de techniques associant remodelage glandulaire, augmentation volumétrique et réduction aréolaire.
L'impact psychologique des seins tubéreux
Au-delà de la simple dimension morphologique, les seins tubéreux ont un retentissement psychologique souvent important chez les jeunes femmes concernées. Les études cliniques rapportent une prévalence élevée de souffrance psychologique : sentiment de honte vis-à-vis du corps, évitement des situations d'intimité ou de la nudité (sport, plage, vie de couple), troubles de l'image corporelle, voire authentiques syndromes dépressifs réactionnels.
Cet impact apparaît typiquement à l'adolescence, lorsque la patiente prend conscience de la différence entre sa morphologie mammaire et celle de ses pairs. Il est important de souligner qu'il s'agit d'une véritable malformation médicalement reconnue, et non d'une simple insatisfaction esthétique. C'est précisément pour cette raison que la Sécurité sociale peut, dans certaines conditions, prendre en charge le traitement chirurgical.
La consultation préopératoire avec le Dr Médard de Chardon
La consultation préopératoire est une étape déterminante. Elle a pour objectif d'analyser précisément la morphologie de chaque sein, d'identifier les anomalies présentes, de classer la déformation et de définir avec la patiente la stratégie chirurgicale la mieux adaptée à ses attentes et à son anatomie.
Examen clinique détaillé
L'examen clinique évalue : la largeur et la hauteur de la base mammaire, le diamètre de chaque aréole, la hauteur du sillon sous-mammaire de chaque côté, le degré de hernie trans-aréolaire, la présence et l'importance de l'asymétrie, la qualité de la peau et son élasticité, le volume glandulaire estimé. Des mesures précises sont prises et reportées sur un schéma médical.
Photographies médicales
Des photographies médicales standardisées sont réalisées, de face, de profil et de trois-quarts. Elles servent de document de référence pour la planification chirurgicale, pour l'évaluation des résultats après l'opération et pour la constitution du dossier transmis à la Sécurité sociale dans le cadre de la demande d'entente préalable.
Écoute des attentes et information éclairée
Le Dr Médard de Chardon prend le temps d'écouter les attentes de chaque patiente : volume souhaité, projection, naturel du résultat, tolérance ou non aux prothèses, désir de maternité ou d'allaitement futur. Toutes les techniques possibles sont expliquées en détail, avec leurs avantages, leurs limites, leurs risques et leur retentissement éventuel sur la sensibilité aréolaire ou la lactation.
Un devis détaillé est remis à l'issue de la consultation, ainsi qu'une fiche d'information écrite sur la chirurgie envisagée. Conformément à la réglementation, un délai de réflexion de 15 jours est respecté entre la consultation et l'intervention dans le cadre d'une prise en charge esthétique.
Les principes thérapeutiques : objectifs de la chirurgie
La chirurgie réparatrice des seins tubéreux poursuit plusieurs objectifs hiérarchisés, qui dépendent du type de déformation et des souhaits de la patiente :
- Symétriser les seins en volume, en forme et en hauteur.
- Remonter et remodeler les seins pour obtenir une silhouette féminine et harmonieuse.
- Augmenter ou réduire le volume selon la morphologie initiale et le projet de la patiente.
- Définir un sillon sous-mammaire bien positionné, de hauteur identique des deux côtés.
- Réduire le diamètre des aréoles et corriger la hernie trans-aréolaire.
- Restaurer un pôle inférieur bien projeté et naturellement arrondi.
Les techniques chirurgicales pour corriger les seins tubéreux
La chirurgie des seins tubéreux est, par essence, une chirurgie sur mesure. Aucune patiente ne ressemble exactement à une autre, et la stratégie opératoire combine généralement plusieurs gestes complémentaires choisis dans l'arsenal de la chirurgie mammaire reconstructrice et esthétique.
Libération glandulaire et expansion du pôle inférieur
Premier geste fondamental : libérer le tissu glandulaire de son anneau constrictif. Cette étape, dite de « scoring » glandulaire, consiste à inciser le tissu mammaire dans sa face postérieure selon des lignes radiaires, afin de permettre au sein de se redéployer harmonieusement et d'occuper l'espace anatomique normal. Cette libération est indispensable pour que le pôle inférieur puisse être projeté et arrondi.
Augmentation mammaire par prothèses
Lorsque le volume glandulaire est insuffisant, une augmentation mammaire par prothèses est associée pour donner au sein le volume désiré. Le choix de l'implant (rond ou anatomique, lisse ou texturé, position rétro-glandulaire ou rétro-pectorale) est adapté à la morphologie de la patiente. Les prothèses mammaires modernes, en gel de silicone cohésif, offrent un résultat naturel et durable.
Pour en savoir plus sur les implants disponibles et leur sécurité, consultez notre page dédiée aux prothèses mammaires.
Lipofilling mammaire : la greffe de graisse autologue
Le lipofilling mammaire consiste à prélever de la graisse de la patiente (généralement au niveau de l'abdomen, des hanches ou des cuisses), à la purifier, puis à la réinjecter dans le sein pour corriger des asymétries de forme, combler le quadrant interne déficitaire ou augmenter modérément le volume. Cette technique présente plusieurs avantages : caractère 100 % autologue (pas de corps étranger), aspect très naturel, double bénéfice esthétique avec la liposuccion des zones donneuses.
Le lipofilling peut être réalisé seul dans les formes peu déformantes (type I), ou en complément d'une augmentation par prothèses dans les formes plus complexes, pour adoucir les contours et harmoniser le résultat final.
Réduction du diamètre aréolaire : la péri-aréolaire
La correction de la hernie trans-aréolaire passe par une plastie péri-aréolaire. Le principe consiste à dessiner un cercle de diamètre cible (généralement 40 mm), à désépidermiser la zone autour de l'aréole en excédent, puis à suturer le bord externe sur le bord interne. Le diamètre aréolaire est ainsi réduit et l'aréole reprend une position plus harmonieuse. Cette technique laisse une cicatrice circulaire péri-aréolaire qui s'estompe progressivement.
Lifting mammaire (mastopexie)
Dans certains cas, notamment lorsque le sein est ptosé (tombant) ou lorsqu'un remodelage important est nécessaire, un véritable lifting mammaire est associé. La cicatrice prend alors une forme verticale (en « i ») ou en T inversé selon l'importance du remodelage. L'objectif est de remonter la glande, recentrer l'aréole et donner au sein une projection harmonieuse.
Réduction mammaire ciblée
Lorsque l'un des seins est en excès de volume ou présente une ptose marquée, une réduction mammaire partielle peut être réalisée pour symétriser les deux côtés. Cette intervention est moins fréquente dans le contexte des seins tubéreux mais reste utile dans certaines asymétries marquées.
Symétrisation du sein controlatéral
Lorsque la malformation touche essentiellement un seul sein, une chirurgie de symétrisation du sein controlatéral peut être proposée. Elle peut consister en une réduction, un lifting, une augmentation ou un lipofilling selon la morphologie du sein opposé, l'objectif étant l'obtention de deux seins aussi semblables que possible.
Déroulement de l'intervention chirurgicale
L'intervention pour seins tubéreux est réalisée sous anesthésie générale, en clinique habilitée. La durée opératoire varie typiquement entre 2 et 3 heures selon la complexité du geste et la combinaison de techniques utilisée. L'hospitalisation est courte : la patiente entre en clinique le matin de l'intervention ou la veille, et ressort généralement le lendemain (parfois le jour même en ambulatoire pour les gestes les plus simples).
Le dessin préopératoire est une étape capitale : il est réalisé en position debout, le matin de l'intervention, pour repérer précisément la nouvelle position du sillon sous-mammaire, le diamètre cible de l'aréole et les zones à remodeler. Cette étape conditionne la précision du résultat final.
Suites opératoires et convalescence
Les suites opératoires de la chirurgie des seins tubéreux sont en général bien supportées. Les douleurs postopératoires sont modérées et bien contrôlées par les antalgiques. Un soutien-gorge de contention doit être porté jour et nuit pendant environ 4 à 6 semaines, afin de favoriser une bonne cicatrisation et de protéger le remodelage glandulaire.
Quelques repères pratiques :
- Arrêt de travail : 7 à 15 jours selon la profession exercée et l'ampleur du geste.
- Reprise de la conduite automobile : à partir du 7e–10e jour, en l'absence de douleur.
- Reprise du sport doux (marche, vélo d'appartement) : à partir de 3 semaines.
- Reprise du sport intensif et port de charges lourdes : 2 mois.
- Exposition au soleil sur les cicatrices : déconseillée pendant 12 mois pour éviter une hyperpigmentation des cicatrices.
Le résultat évolue dans le temps : œdème, induration et fermeté du sein opéré disparaissent progressivement sur 3 à 6 mois. Le résultat définitif s'apprécie généralement à 1 an, après assouplissement complet des tissus et estompage des cicatrices.
Résultats attendus : à quoi s'attendre après l'opération ?
L'objectif de la chirurgie des seins tubéreux est d'obtenir des seins d'apparence naturelle, harmonieusement projetés, symétriques en forme et en volume, avec des aréoles de taille proportionnée et bien centrées sur la projection mammaire. Le sillon sous-mammaire est restauré dans une position anatomique correcte et le décolleté retrouve une rondeur naturelle.
Il est important de souligner qu'aucune chirurgie ne permet d'obtenir une symétrie parfaite : le visage humain et les seins ne sont jamais strictement symétriques, même dans une morphologie normale. L'objectif est une amélioration majeure et durable, à la fois sur le plan morphologique et sur le plan psychologique. La satisfaction des patientes opérées pour seins tubéreux est rapportée comme très élevée dans les séries publiées, supérieure à 90 % dans la plupart des études récentes.
Risques et complications possibles
Comme toute intervention chirurgicale, la correction des seins tubéreux comporte des risques, qu'il convient de connaître avant de prendre une décision éclairée. Le Dr Médard de Chardon vous remettra une fiche d'information détaillée lors de la consultation. Les principaux risques comprennent :
- Risques généraux de toute chirurgie : hématome, infection, retard de cicatrisation, risque anesthésique (rare et limité par les techniques modernes), thrombose veineuse.
- Cicatrices : visibles initialement, elles s'estompent en 12 à 18 mois. Une cicatrice hypertrophique ou chéloïde reste possible chez certaines patientes prédisposées.
- Modification de la sensibilité aréolaire et mamelonnaire : transitoire dans la plupart des cas, exceptionnellement définitive.
- Retentissement sur l'allaitement : possible mais non systématique. Les techniques modernes préservent au mieux les canaux galactophores.
- Risques liés aux prothèses si elles sont utilisées : coque (contracture capsulaire), rupture prothétique, plis ou rides perceptibles, lymphome anaplasique à grandes cellules (BIA-ALCL, complication rarissime).
- Asymétrie résiduelle : malgré tous les efforts, une asymétrie mineure peut persister et nécessiter parfois une retouche secondaire (lipofilling complémentaire le plus souvent).
Ces risques restent statistiquement faibles entre des mains expérimentées et dans un environnement chirurgical de qualité. Le respect strict des consignes pré et postopératoires permet de minimiser ces risques.
C'est l'un des points clés qui distingue la chirurgie des seins tubéreux d'une simple chirurgie esthétique : il s'agit d'une chirurgie réparatrice d'une malformation reconnue, qui peut bénéficier d'une prise en charge par l'Assurance Maladie.
La démarche se déroule comme suit :
- Lors de la consultation, le Dr Médard de Chardon réalise un examen clinique complet et établit le diagnostic de seins tubéreux.
- Il rédige une demande d'entente préalable argumentée, accompagnée de photographies médicales, et la transmet à la caisse d'Assurance Maladie de la patiente.
- La patiente est ensuite convoquée par le médecin-conseil de la Sécurité sociale, qui examine cliniquement et statue sur la prise en charge.
- En cas d'accord du médecin-conseil, l'opération est considérée comme une chirurgie réparatrice et fait l'objet d'une prise en charge par la Sécurité sociale (honoraires opposables aux tarifs conventionnels, prise en charge de l'hospitalisation et de l'anesthésie).
- En cas de refus, l'opération relève alors de la chirurgie esthétique et reste entièrement à la charge de la patiente.
À noter : même en cas de prise en charge par la Sécurité sociale, un éventuel dépassement d'honoraires peut s'appliquer, partiellement remboursable selon le contrat de la mutuelle complémentaire santé de la patiente. Un devis détaillé est systématiquement remis avant toute intervention.
Foire aux questions sur les seins tubéreux
À quel âge peut-on opérer des seins tubéreux ?
L'intervention est généralement envisagée à partir de 18 ans, une fois le développement mammaire achevé. Une opération plus précoce est parfois discutée chez l'adolescente, en cas de retentissement psychologique majeur, après évaluation pluridisciplinaire et accord parental.
Pourra-t-on allaiter après une chirurgie des seins tubéreux ?
L'allaitement reste possible dans la majorité des cas, mais ne peut être garanti à 100 %. Les techniques modernes s'efforcent de préserver les canaux galactophores et l'innervation aréolaire. Si un désir de maternité proche est exprimé, certaines patientes préfèrent attendre la fin de leur projet familial avant d'envisager l'intervention.
Les seins tubéreux peuvent-ils s'aggraver avec le temps ?
La malformation se révèle à la puberté puis se stabilise. Elle ne s'aggrave pas spontanément à l'âge adulte. En revanche, les grossesses, les variations pondérales et le vieillissement physiologique peuvent modifier l'aspect des seins et accentuer subjectivement la perception de la déformation.
Faut-il forcément des prothèses mammaires ?
Non. Les prothèses ne sont indiquées que lorsqu'une augmentation de volume est nécessaire et que le volume à apporter dépasse les possibilités du lipofilling. Dans les formes peu sévères, un remodelage glandulaire associé à un lipofilling et à une plastie aréolaire suffit souvent à obtenir un résultat naturel et harmonieux.
Combien coûte la chirurgie des seins tubéreux ?
Le coût dépend de la complexité du geste, de l'utilisation ou non de prothèses et de la prise en charge éventuelle par la Sécurité sociale. Un devis détaillé et personnalisé est remis lors de la consultation. En cas d'accord du médecin-conseil, une part importante des frais est prise en charge ; un dépassement d'honoraires peut s'appliquer, partiellement remboursable par la mutuelle.
La majorité des patientes reprennent une vie sociale normale en 7 à 10 jours. La reprise du travail dépend de la nature de l'activité : 7 jours pour un poste sédentaire, jusqu'à 3 semaines pour un poste très physique. La reprise du sport intensif est différée à 2 mois.
Les cicatrices seront-elles visibles ?
Les cicatrices sont positionnées dans des zones discrètes : le pourtour aréolaire (cicatrice circulaire) et, lorsqu'un lifting est associé, parfois une cicatrice verticale et/ou dans le sillon sous-mammaire. Elles s'estompent progressivement sur 12 à 18 mois et deviennent dans la grande majorité des cas peu visibles. L'application de soins cicatriciels et la protection solaire stricte favorisent la maturation des cicatrices.
Prendre rendez-vous avec le Dr Médard de Chardon à Cannes
Si vous pensez être concernée par une malformation de type seins tubéreux, ou si vous présentez une asymétrie ou une anomalie de forme mammaire qui vous gêne, le Dr Victor Médard de Chardon, chirurgien plasticien à Cannes, vous accueille en consultation pour un examen clinique complet, un diagnostic précis et la proposition d'une stratégie chirurgicale personnalisée.
Vous pouvez également découvrir le parcours du Dr Médard de Chardon ou explorer l'ensemble des interventions de chirurgie mammaire proposées au cabinet.
