Rédigé et relu par le Dr Victor Médard de Chardon, chirurgien plasticien qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique · Mis à jour le 11 octobre 2026
L'augmentation mammaire rétropectorale en bref
- Position
- Sous le muscle grand pectoral (haut de la prothèse)
- Atout
- Prothèse masquée dans le décolleté
- Coque
- Moins fréquente que devant le muscle
- Inconvénient
- Mouvement de la prothèse quand le muscle se contracte
- Variante la plus utilisée
- Dual plane
- Tarif
- 5 000 à 10 000 €
Dans une augmentation mammaire rétropectorale, dite « derrière le muscle », le haut et le côté interne de la prothèse sont placés sous le muscle grand pectoral, qui la masque dans le décolleté. Cette position limite les vagues et la sensation de prothèse sous la peau, rend les coques moins fréquentes et réduit le relâchement du sein à long terme. En contrepartie, les suites sont plus douloureuses et la prothèse bouge quand le muscle se contracte. Le Dr Médard de Chardon utilise le plus souvent une variante, le dual plane, qui garde ces avantages en limitant les inconvénients.
Tarif : augmentation mammaire de 5 000 à 10 000 €, prothèses comprises, sur devis après consultation (100 €).
Sommaire de la pageafficher
- Où est placée la prothèse ?
- Devant le muscle, derrière le muscle ou dual plane : quelle différence ?
- Quels sont les avantages de la position derrière le muscle ?
- Quels sont ses inconvénients ?
- Pour qui la position derrière le muscle est-elle indiquée ?
- Le dual plane : la position la plus utilisée
- L'expérience du Dr Médard de Chardon
- Comment se déroule l'augmentation mammaire ?
- Questions fréquentes sur la prothèse derrière le muscle
- Références
Où est placée la prothèse ?
Malgré son nom, la prothèse n'est que partiellement derrière le muscle : seules sa partie haute et sa partie interne, dans la zone du décolleté, sont recouvertes par le muscle grand pectoral. C'est cette couverture supplémentaire qui fait l'intérêt de la position chez les patientes minces.
Devant le muscle, derrière le muscle ou dual plane : quelle différence ?
| Devant le muscle (prépectorale) | Derrière le muscle (rétropectorale classique) | Dual plane | |
|---|---|---|---|
| Position de la prothèse | Sous la glande, devant le muscle | Haut et côté interne sous le muscle | Haut sous le muscle, bas sous la glande |
| Prothèse masquée dans le décolleté | Moins bien chez une patiente mince | Oui | Oui |
| Coque | Plus fréquente | Moins fréquente | Moins fréquente |
| Mouvement quand le muscle se contracte | Non, la prothèse bouge avec le sein | Oui | Atténué |
| Suites | Moins douloureuses | Plus douloureuses, reprise plus tardive | Inconvénients de la rétropectorale atténués |
| Relâchement du sein à long terme | Plus fréquent | Moins fréquent | Moins fréquent |
| Meilleure indication | Tissus suffisants, petite ptose, prothèse de petit volume | Couverture insuffisante : patiente mince, sein juvénile | Majorité des augmentations |
Quels sont les avantages de la position derrière le muscle ?
- Une prothèse mieux masquée. Le haut et le côté interne de la prothèse sont couverts par le muscle : on évite qu'elle se sente sous la peau (palpabilité) et que des vagues apparaissent dans le décolleté.
- Moins de coques qu'en position devant le muscle, grâce à l'effet de massage permanent du muscle et probablement à une meilleure vascularisation de la loge.
- Pas de perte de force : la fonction du muscle grand pectoral n'est pas modifiée.
- Moins de relâchement du sein (ptose) à long terme qu'en position devant le muscle.
Quels sont ses inconvénients ?
- Les suites sont plus douloureuses et le retour à une activité normale est plus tardif qu'en position devant le muscle.
- La prothèse bouge quand le muscle se contracte : le sein se déplace légèrement lors de certains mouvements du bras.
- Le risque de déplacement de la prothèse (malposition) serait plus élevé qu'en position devant le muscle si la loge n'est pas parfaitement réalisée.
Ces inconvénients sont moins marqués avec le dual plane.
Pour qui la position derrière le muscle est-elle indiquée ?
Selon les travaux du Dr Médard de Chardon (thèse de 2008), la meilleure indication est une couverture insuffisante de la prothèse : patiente mince, peu de glande, peau et tissus fins, base du sein étroite. Le meilleur exemple est le sein juvénile, petit et ferme.
Quand l'éviter ? La loge rétropectorale classique n'est pas indiquée pour un petit sein tombant à la peau de mauvaise qualité (hypotrophie-ptose) : la peau et la glande se redrapent mal sur la prothèse, avec un risque de déplacement de la prothèse et de double contour du sein (le sein semble glisser devant la prothèse). Le dual plane est alors plus adapté.
Le dual plane : la position la plus utilisée
Dans le dual plane, le haut de la prothèse est derrière le muscle et le bas devant, directement sous la glande. Pour cela, le chirurgien libère les attaches basses du muscle grand pectoral, qui remonte et ne couvre plus que le haut de la prothèse. Le dual plane conserve les avantages de la position derrière le muscle (prothèse masquée dans le décolleté, moins de coques) et ceux de la position devant le muscle (la peau et la glande se redrapent bien sur la prothèse). C'est la position que le Dr Médard de Chardon retient dans la majorité des cas.
L'expérience du Dr Médard de Chardon
- Thèse de doctorat en médecine consacrée à l'augmentation mammaire par prothèses, soutenue à la faculté de médecine de Nice en 2008 : les indications ci-dessus en sont issues.
- Plus de 3 000 prothèses mammaires posées ; installé à Cannes depuis 2011.
- Chirurgien plasticien qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, ancien chef de clinique à la faculté de médecine de Nice ; membre de la SOFCEP, de la SOFCPRE et de l'ISAPS.
Comment se déroule l'augmentation mammaire ?
La position de la prothèse (devant le muscle, derrière le muscle ou dual plane), sa forme, son volume et la cicatrice se choisissent en consultation, après des essayages et une simulation en 3 dimensions. L'intervention dure environ 1 heure, en ambulatoire ou avec une nuit à la Clinique Oxford de Cannes ; l'arrêt de travail est de 7 à 10 jours. Le déroulement, les suites et les risques sont détaillés sur la page augmentation mammaire. Voir aussi : prothèses rondes, prothèses anatomiques.
Voir les photos avant-après d'augmentation mammaire
Prendre rendez-vous : 04 93 68 86 68 ou Doctolib.
Questions fréquentes sur la prothèse derrière le muscle
Prothèse devant ou derrière le muscle : que choisir ?
Tout dépend de l'épaisseur des tissus qui recouvrent la prothèse. Chez une patiente mince, la position derrière le muscle masque mieux la prothèse dans le décolleté ; quand les tissus sont suffisants et la prothèse petite, la position devant le muscle est possible. Le Dr Médard de Chardon utilise le plus souvent le dual plane, qui combine les avantages des deux.
Qu'est-ce que le dual plane ?
C'est une variante de la position derrière le muscle : le haut de la prothèse est couvert par le muscle grand pectoral, le bas est placé directement sous la glande. La prothèse reste masquée dans le décolleté et la peau se redrape bien sur elle.
La pose derrière le muscle est-elle plus douloureuse ?
Oui, les suites sont plus douloureuses et le retour à une activité normale plus tardif qu'avec une prothèse devant le muscle. Ces inconvénients sont atténués avec le dual plane.
La prothèse bouge-t-elle quand on contracte le muscle ?
Oui, en position derrière le muscle, la prothèse et le sein se déplacent légèrement quand le muscle grand pectoral se contracte. Ce mouvement est atténué avec le dual plane.
Le muscle perd-il de sa force ?
Non. Une prothèse placée derrière le muscle ne modifie pas la fonction du muscle grand pectoral.
La position derrière le muscle réduit-elle le risque de coque ?
Oui, les coques sont moins fréquentes qu'en position devant le muscle, grâce au massage permanent exercé par le muscle et probablement à la meilleure vascularisation de la loge.
Références
Ces informations sont issues de la thèse de doctorat en médecine du Dr Victor Médard de Chardon sur l'augmentation mammaire par prothèses (faculté de médecine de Nice, 2008).
- Hidalgo DA. Breast augmentation: choosing the optimal incision, implant, and pocket plane. Plast Reconstr Surg 2000 ; 105 : 2202-2216.
- Vazquez B, Given KS, Houston GC. Breast augmentation: a review of subglandular and submuscular implantation. Aesthetic Plast Surg 1987 ; 11 : 101-105.
- Camirand A, Doucet J. Breast augmentation: teaching our patients how compression can help prevent capsular contracture. Aesthetic Plast Surg 2000 ; 24 : 221-226.
- Banbury J, Yetman R, Lucas A, et al. Prospective analysis of the outcome of subpectoral breast augmentation: sensory changes, muscle function, and body image. Plast Reconstr Surg 2004 ; 113 : 701-707.
- Heden P, Jernbeck J, Hober M. Breast augmentation with anatomical cohesive gel implants: the world's largest current experience. Clin Plast Surg 2001 ; 28 : 531-552.
- Araco A, Gravante G, Araco F, et al. A retrospective analysis of 3,000 primary aesthetic breast augmentations: postoperative complications and associated factors. Aesthetic Plast Surg 2007 ; 31 : 532-539.
