Le syndrome de Mondor

Le syndrome de Mondor

Le syndrome de Mondor après augmentation mammaire est un phénomène fréquent. Ce syndrome ou maladie de Mondor peut survenir en fait après toute chirurgie mammaire. Le syndrome de Mondor était autrefois attribuée à une thrombophlébite superficielle mais il semble qu’il s’agisse d’une contracture post-traumatique du fascia superficialis (1, 2). Elle consiste en une corde ou bride superficielle tendue entre différentes structures anatomiques. En cas de syndrome de Mondor de l’aisselle après augmentation mammaire par voie axillaire, la bride est tendue de l’aponévrose du muscle coracobrachial au feuillet superficiel de l’aponévrose du pectoralis major.


Causes du syndrome de Mondor

Le décollement sous-cutané strict aggraverait le syndrome de Mondor par une bride adhérente et rétractile de la peau (3). Le syndrome de Mondor semblerait en relation avec la rétraction de l’aponévrose superficielle (3).


Diagnostic

Le diagnostic est clinique. Elle se manifeste par un cordon induré, douloureux parfois associé à une dépression cutanée. Elle survient en général plusieurs semaines après l’intervention.

Initialement décrit pour la voie axillaire en augmentation mammaire, le syndrome de Mondor pourrait se produire suite à un abord sous-mammaire, réalisant des brides verticales sous-cutanées (1). Sa fréquence serait de 10% pour une augmentation mammaire par voie axillaire (3).


Prévention

Les points techniques importants pour limiter la survenue d’un syndrome de Mondor dans sa forme axillaire après augmentation mammaire par prothèses mammaires sont :

  • Une incision horizontale et non verticale (1)
  • Une incision franche sans décollement sous-cutané (3)
  • Un abord sans utiliser le bistouri monopolaire (3)
  • Une absence de suture des fascia lors de la fermeture de la voie d’abord (4)

Même en respectant ces principes, le syndrome de Mondor est toujours possible.


Traitement de la maladie de Mondor

Le traitement du syndrome de Mondor est médical par anti-inflammatoires non stéroïdiens per os et/ou en application locale ainsi que par massage. La disparition des symptômes s’effectue en six semaines et sans séquelle. Il a été proposé un traitement par endermologie (LPG), qui ferait disparaître le phénomène en dix jours (1, 2).


Références

Thèse de Doctorat du Docteur Victor Médard de Chardon sur l’augmentation mammaire. Nice, Faculté de Médecine. Université de Nice Sophia-Antipolis.

1. Cornette de Saint Cyr, B., Delmar, H., Aharoni, C. [Approach to augmentation mammaplasty]. Ann Chir Plast Esthet 50: 451-462, 2005.
2. Chekaroua, K., Trevidic, P., Foyatier, J. L., et al. [Postoperative complications after breast implantation]. Ann Chir Plast Esthet 50: 544-553, 2005.
3. Delmar, H., Cornette de Saint Cyr, B., Aharoni, C. [Endoscopic axillary breast augmentation]. Ann Chir Plast Esthet 50: 463-475, 2005.
4. Grolleau, J. L., Gangloff, D., Garrido, I., et al. [Mammary prosthesis: considerations about a choreography of the surgical procedure]. Ann Chir Plast Esthet 50: 524-533, 2005.


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